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L’univers
invisible Par Bruno Mazzocchi A l’occasion de la sortie en DVD d’Invisible, Locafilm vous fait découvrir une sélection
de films brodés autour du thème de l’invisibilité, un superpouvoir qui pose
finalement bien plus de problèmes qu’il n’en résout… Invisible (The Invisible, 2007)
Remake d’un film suédois homonyme, Invisible est également l’adaptation du roman écrit par
Mats Wahl, lui-aussi Suédois. Seule différence avec le matériau d’origine,
l’intrigue faisant intervenir des trafiquants de drogue a été intégralement
coupée au montage, pour des raisons évidentes de cohérence scénaristique. Le
résultat final se laisse regarder sans déplaisir, d’autant plus que l’on
retrouve au générique une grande partie de l’équipe technique responsable du
très réussi Blade
2 ! L’Homme sans Ombre (Hollow Man,
2000)
Paul Verhoeven a encore frappé ! Le Hollandais
violent livre ici un film sondant toujours plus profondément le Mal au cœur de
l’Homme, au détour du thème de l’invisibilité et des perversions qu’elle
libère. Porté par la prestation effrayante de Kevin Bacon (décidément toujours
aussi épatant lorsqu’il s’agit de jouer les parfaites ordures !), L’Homme sans Ombre explore avec brio la part de
ténèbres qui sommeille en chacun de nous, appuyant son propos par une foule de
scènes choc et malsaines (Caine s’introduisant, par exemple, chez sa voisine
pour abuser d’elle en toute liberté). Dommage juste que quelques séquences un
peu trop grand-guignolesques viennent saboter par moment l’impact du
long-métrage… Les Aventures d'un homme invisible (Memoirs of an Invisible Man, 1992)
Réécrit un nombre incalculable de fois par le scénariste William
Goldman, Les Aventures d’un homme
invisible était à l’origine conçu comme une simple comédie, bien avant que
John Carpenter et ses producteurs ne décident de donner une orientation
« feuilletonesque » au long-métrage. Même s’il ne s’agit pas du
meilleur film tourné par le maître de l’horreur, ce long-métrage marque une
date dans l’histoire du cinéma, puisqu’il contient tout simplement la première
bande originale instrumentale intégralement écrite par une femme pour un
film de studio ! Mieux vaut tard que jamais, dit-on… L'Homme invisible (The Invisible
Man, 1933)
Adapté du roman écrit par Herbert George Wells, L’Homme invisible fut mis en chantier
par Universal uniquement dans le but
de tourner à nouveau avec le roi de l’horreur Boris Karloff, lequel refusa
finalement le rôle au dernier moment. Raison invoquée ? Une présence à
l’écran un peu trop « invisible » pour une star de son rang… Douze
scripts et quatre réalisateurs plus tard ( !), le film permet à l’acteur Claude
Rains de donner libre cours à son talent. Malgré la qualité novatrice de ses
effets spéciaux et sa mise en scène ultra-travaillée, le film de James Whale
brille pourtant par une grossière incohérence finale : alors que le héros
insiste sur le fait qu’il faut être intégralement nu pour être invisible, les
traces de ses chaussures apparaissent pourtant clairement dans la neige… B.M |